edito alter-nativa

A l’heure ou l’état se bat contre les narcos, où les parpaings continuent de voler au dessus du mur de la honte, à l’heure où les favelas s’auto gèrent en mini guérillas, minots armés jusqu’au dents comme des guerriers : nous ! nous ! nous ! Nous sommes tranquillement en train de consumer une cigarette ou nos vies, hypnotisés par une télé qui leur fait envie, protégés par nos portes, fenêtres verrous et grillages, avons-nous oublié que le reste du monde nous dévisage ? Sur un air de jazz funk ou reggae, on simule un espace tranquille et calme en apparence. Trahis et meurtris par notre propre paresse, plus personne dans le monde ne veut goûter la brutalité de nos caresses. Que les tambours explosifs nous donnent de leur douceur, que le violon violent remplisse nos émotions. Laissons nous porter par la vague du son afin de nettoyer cette planète tachée de sang. Salsa, mambo, rock rap et blues, autant de saveur pour combler tous les goûts. Pour dompter les notes sans la haine du matador, être à jour avec nos âmes, est ce que la solution réside dans nos majeurs ? Transformer les majors en ministère des musique et des arts que l’on adore. 2006, qui a raison qui a tord ?

Une devise, vivre et se battre jusqu’à la mort. Traverser les guerres les torrents les époques, inscrire l’histoire dans les ères ; impossible pour l’homme seul nos musiques et nos écrits pourront le faire.

HAMID

2 Comments on “edito alter-nativa”


By Erika. April 27th, 2006 at 1:51 pm

Ces quelques mots apaisent les angoisses de l’impuissance qui sonne aujourd’hui à nos portes…

Le réveil par les mots, par les notes. Que vive la musique et les sonorités décalées pour ne jamais oublier que parler c’est lutter!

A vos plumes, à vos cordes pour batir l’arc de la paix.

By Hamid. September 20th, 2006 at 4:09 pm

Merci pour cette jolie réponse en osmose…que l’amour se reflète dans les mots de nos hommes, que l’espoir s’agrandissent à la mesure de nos notes…

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