“des rues des toiles, sous le ciel de bogota” (paris)

« Des Rues des Toiles,
Sous le ciel de Bogotá »

Du Mardi 6 au Vendredi 16 juin 2006
à la Cité Universitaire Internationale de Paris

ENTREE LIBRE ET GRATUITE dans la limite des places disponibles

« Personne n’éduque personne, personne ne s’éduque seul, les hommes s’éduquent ensemble par l’intermédiaire du monde » Paulo Freire

**Programme des manifestations**

A la MAISON INTERNATIONALE

Exposition-peinture du 6 au 16 juin de 14h à 19h
Vernissage mardi 6 juin à 19h dans la galerie de la cité universitaire internationale.

* Jesús David TORRES: “T”
* Ricardo Alberto INFANTE: “RAIG”
* Juan Sebastián Cardozo ORAMAS: “ORAMA”

Le “Podrid Art”:
Le “Podrid Art” vient de l’espagnol “podrido” ; c’est un moyen pour ces trois jeunes peintres de Bogota de représenter une société de consommation selon eux en état de putréfaction ; c’est également une volonté de peindre leur ville et leur pays, sans être esclaves de matériaux onéreux.

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Au COLLEGE NEERLANDAIS :

Þ Exposition-photos :
accès libre les jours de projections, débats, conférence.

L’exposition met en valeur le travail du groupe « Los Hijos de las Telas » (« Les Fils des Toiles »), (ex)-gamins des rues travaillant autour du cirque et de l’acrobatie aérienne en Colombie.

Þ Conférence-débat :

Mercredi 7 juin, à 20h
« Une alternative indienne au conflit armé ?»
Avec : Daniel Pécaut, Directeur d’études à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) et Christian Gros, Professeur de sociologie à l’IHEAL (Institut des Hautes Etudes sur l’Amérique Latine), Paris III

Face aux acteurs armés (paramilitaires, armée, guérillas), de nombreuses communautés indiennes tendent à s’organiser, en renouvelant le système démocratique de manière originale. Ces communautés pourraient constituer une alternative pacifique à la violence.

Þ Projections-débats :

Mardi 6 juin, à 20h
« Des Rues des Toiles, sous le ciel de Bogotà » (2004), 30 min, de Stéphanie De Ram, Violaine Dupic, Helwar Figueroa, Perrin Jusseaume, Françoise Robert + débat

Plusieurs actions sociales, culturelles et associatives sont menées à Bogotà ; ainsi, Françoise Robert conduit un travail de réinsertion auprès des gamins des rues par le biais des arts du cirque.
Le débat portera sur les enjeux d’une résidence d’artistes à Bogotà, et d’une coopération artistique entre la France et la Colombie, dans une conception rimbaldienne associant intimement l’art et la vie.

Vendredi 9 juin, à 20h
« El baile rojo » (Le bal rouge, 2003), 58 min, de Yezid Campos Zornosa + débat en présence de Carolina Cano (sociologue) et de Fernando Pardo

Les militants de la UP – Union Patriotique, organisation politique d’opposition, ont été victimes d’une extermination massive (plus de 3500 morts) depuis le milieu des années 1980, dans un contexte d’impunité de l’Etat colombien.

Lundi 12 juin, à 20h
« Callaron a un hombre » (Ils ont fait taire un homme, 2004), 58 min, de Nicolas Joxe et Yves Junqua + débat en présence de Nicolas Joxe (journaliste)

Une « paramilitarisation » de la Colombie est actuellement à l’œuvre : ainsi, on estime que 35% du congrès est maintenant sous le contrôle des paramilitaires, tandis qu’une claire affinité idéologique les lie au gouvernement Uribe.

Mercredi 14 juin, à 20h
« Sous la pluie du Nord » (2004), 30 min, de Natalia Zuluaga Ospina + débat en présence de la réalisatrice et de Laurent Laniel (sociologue, chargé de recherche à l’INHES)

Le Plan Colombia naît en 98 d’une initiative colombienne avec l’idée d’en finir militairement avec la culture, la production et la distribution de la cocaïne. L’actualité montre quels sont les véritables objectifs de ce plan, réécrit par les Etats-Unis : la Colombie représente pour eux un intérêt stratégique, cette région demeurant aujourd’hui l’un de leurs rares alliés clairement identifiés en Amérique Latine. Dans le cadre du Plan Colombia, de nombreuses communautés paysannes sont victimes de l’aspersion d’herbicides toxiques.

Vendredi 16 juin, à 20 h
« Una casa sola se vence » (Une maison à l’abandon, 2004), 50 min, de Marta Rodriguez et Fernando Restrepo + débat en présence de Stellio Rolland (doctorant en anthropologie)

Plus de 3 millions et demi de réfugiés, victimes du conflit armé opposant les guérillas, les paramilitaires et l’armée, se pressent aux portes des grandes villes, telles que Cali, Medellin ou Bogota.
Ainsi, dans le Choco, à l’Ouest du pays, de nombreuses communautés afro-colombiennes ont été violemment expulsées et sont venues vivre dans un port du pacifique, Turbo.

Info pratiques:
Accès :

Cité Universitaire Internationale
RER B, arrêt cité universitaire (15mn de Châtelet)

Exposition de peinture : Maison Internationale (bâtiment en face du RER),
17 bvd Jourdan, 75014 Paris
Projections, débats, conférences et exposition de photographies :
Collège Néerlandais, salle de projection, rez de chaussée
64 bvd Jourdan, 75014 Paris

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