lecture, danse et video

Code Chavez, CIA contre Vénézuela
* E. Golinger

Code Chavez présente des documents secrets de la CIA et d’autres organismes des Etats-Unis, obtenus par l’avocate Eva Golinger. Son investigation passionnante révèle le mode opératoire de la CIA pour déstabiliser et renverser un pouvoir trop indépendant.

Là où le Chili d’Allende avait été assassiné, le Venezuela de Chavez a réussi à résister. Pourtant, Bush, par l’odeur du pétrole alléché, met le paquet : coup d’Etat militaire en 2002, coup d’Etat économique et sabotage en 2003, campagne psychologico-médiatique en 2004, médiamensonges incessants pour préparer une invasion…

Code Chavez révèle tout : noms des agents, méthodes de financement, couvertures employées (partis, syndicats, « ONG », instituts de «sondage», télés privées…), et les trucs employés pour manipuler l’opinion. Il faut savoir que les mêmes noms, les mêmes « ONG », les mêmes trucs ont été ou sont utilisés en Yougoslavie, Géorgie, Ukraine, Russie ainsi qu’en Afrique et en Amérique Latine.

Source et suite de l’article sur bellaciao.org

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Volver a Sevilla de Maria Pagés

Née à Séville, dans le quartier gitan, c’est cette identité que la danseuse revendique haut et fort à travers ce spectacle mêlant danseurs, musiciens et figurants.

Volver a Sevilla de Maria Pagés, du 25 au 29 avril à 20h30, le dimanche à 17h, Théâtre National de Chaillot, 1 place du Trocadero, 75016 Paris. Tel : 01 53 65 30 00.

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« Dans un livre de mémoires paru en 1998 (1), René Vautier raconte l’extraordinaire saga d’Afrique 50, sa première oeuvre. Jeune diplômé de l’IDHEC, il part en Côte d’Ivoire tourner des images pour le compte de la Ligue de l’enseignement, destinées aux élèves des lycées et collèges de France, afin de montrer comment vivent les villageois d’Afrique occidentale française. Dès son arrivée, Vautier tourne tout naturellement sa caméra 16 mm vers des galériens noirs qui manoeuvraient à bras les énormes vannes d’une écluse du barrage de Markala-Sansanding. Il demande à un ingénieur – blanc, bien sûr ! – pourquoi le fonctionnement des vannes de ce barrage, qui fournissait de l’électricité dans toute la région, n’était pas électrifié. Celui-ci répond en riant : les nègres coûtent moins cher ! Vautier s’insurge, les ennuis commencent. Il rompt immédiatement avec la délégation menée par les représentants du gouverneur et part seul tourner le film qu’on lui avait commandé – ” la vie du paysannat africain ” – au nez et à la barbe de la gendarmerie coloniale qui le recherche dans toute l’Afrique de l’Ouest. Au terme d’un périple de plusieurs mois, il réussira, grâce à la solidarité d’Africains (dont quelques-uns sont devenus ensuite de prestigieux dirigeants de l’indépendance, Houphouët-Boigny, N’Krumah, Sékou Touré…) et, en France, de pêcheurs bretons, de juges et de douaniers, à rapatrier les bobines du film. C’est enfin par un subterfuge à la caserne de gendarmerie de Reuilly à Paris qu’il sauvegardera un quart des pellicules. En 1951, Vautier est condamné à un an de prison par le tribunal de Bobo-Dioulasso, sous le motif de treize inculpations. »
Jacques Moran (L’Humanité, 20 mai 2000)

(1) Caméra citoyenne. Mémoires, de René Vautier. Éditions Apogée, 240 pages.

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