poesie

Alternativa a voulu faire un clin d’oeil à deux poètes qui ont du talent, Mazen El Sayed et Orlando Diaz Corvalan; En voici deux extraits…suite au prochain épisode!

Lettre à une inconnue

Sans doute il est dit que la lumière jaillira,
Au-delà du futur,du présent,du passé
Sans doute, de mon coeur, tout doute partira
Mais déjà l’avenir de ce vase est cassé.
Qu’en est-il du trajet quand le là est ici?
Comment dire “un rocher” quand la pierre s’adoucit?
Quand ton coeur et le mien se dispersent en morceaux
Et reviennent se poser sur notre chair roussie.
Je t’aime à chaque soleil qui se lève,
Sur un poète à Bagdad.
Je t’aime à chaque rose qui sourit,
A un fou à Tripoli.
Ton amour assassin m’a refait,m’a redit.

Mon amour et le tien ne sont que des fleurs d’oranger,
Arrêtons de parler, arrêtons d’observer,
Arrêtons de dormir, arrêtons de manger
Dansons sur le vent dans les champs de verdure
Remplissons l’atmosphère des chants de nos blessures.
Ensemble nous serons, un fruit sans noyau
Guérissant de l’usure.

Je t’aime mais tu n’as pas de nom
Je t’aime mais tu n’as pas de son
Alors viens, que je t’écrive
Par les gouttes de ma sève
“Une couleur” dans mes rêves.

Mazen El Sayed

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Sans Nom

Nous ne sommes pas que des noms
Sortis de la bouche de nos parents
Nous sommes des enfants aveugles
Recherchant le sein
Sur une terre défigurée
Dont le visage souriant
Nous regarde de loin
Cherchant à s’élancer
Le corps comme tremplin
Nos âmes s’envolent
Brillant telles des points
Dans la nuit s’effaçant
Laissant place au matin

Orlando Diaz Corvalan

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