intro-diction

A tous les déracinés

Je viens vous parler pour ouvrir mes yeux ; j’écris ces lignes à la manière d’un vœu, une émotion, une envie profonde ; non…sûrement pas une leçon; plutôt me découvrir un peu.
En effet je me cherche, entre deux cultures j’ai allumé la mèche, les deux chaises me plaisent…mais elles ne me suffiront que lorsque j’en aurais fait la synthèse.
Je ne viens pas de loin, si près de vous, je me suis senti seul si près de vous. France, pays de mon enfance ; Tunisie terre de mon continent que l’on dit en voie de développement.
Ici, tout est factice ;on a les yeux ouverts mais pourtant on ne voit pas ; les jeunes sont des moutons, les faibles et les moutons avec le diable pactisent. Tout est flou ; comme pour vous à mon âge, tout est fou ; et vous vous sentirez tout simplement bien ou si mal près de nous. Près de nous : tu peux sentir les meilleures saveurs dans un couscous…toutes ces épices…clous de girofle…harissa ou cumin ; juste un simple plaisir pour un humain ; mafé…tagine…loubia, poulet yassa, l’Afrique parle et communique avec mes papilles…
…Aucun restaurant n’arrive à la cheville ou à la rescousse. C’est le cas de le dire, on mange bien mais certains survivent de justesse. Le manque d’oseille fait mal comme l’ignorance du raciste…les racistes ont un cœur mais pas celui des Restos.
Triste à dire, mais l’homme est une bête qui n’a pas surpassé l’animal, c’est sa propre espèce qu’il affronte, qu’il rejette ou qu’il évite ; à jamais un conquistador ; la preuve à mon âge j’ai fais des catégorie, j’aime les allégories mais j’ai découpé le peuple…Mis des frontières comme vous pouvez le lire ; la vie est un livre, et de nos limites il faudrait que l’on se délivre.
A quoi bon s’entretuer et faire des différences, se livrer entre nous est devenu habitude et chacun dans son coin pour ses intérêts sue. Les banques l’ont bien compris, en ont fait leur vertu, ont maîtrisés la matrice et les banquier puent. Qui est à ton service parmi tous ces services ; est ce que l’homme est dupe ou aime être asservi ? Ne vois tu pas la méthode qu’ils ont adopté…l’image est devenue une arme plus que le couteau aiguisé. Entre amalgames et a priori, l’esprit de l’homme dans la généralité est noyé.
Je viens pour tout vous dire ; tout ce que mon âme veut crier. Je viens vous avertir car l’invisible est oublié, oui et malheureusement Dieu est oublié. Tu respectes un état, une éthique, une politique. Mais dans ta course infernale, tu oublies qui peut plier le peuplier. Est-ce que dans tes rêves le tsunami est venu te mouiller ? Non car tu es loin ; comme ton esprit ; de toutes ces épreuves. L’homme simule la trêve et du sang de la sphère il s’abreuve. Rappel toi le temps où nos pères cultivaient la terre, sans poser de questions, ils connaissaient le vrai sens du terme plaisir ; apprécions la chance de vivre en cette France, car dans la souffrance des familles ailleurs ont vécu le drame…car dans la souffrance, des familles ailleurs ont perdu espoir.
Ici tout est triste en hiver, à Paris tout est gris…le moindre rayon de soleil nous rend un peu moins aigri, alors ma peau respire et là je revis, quand torse nu j’évolue dans la rue je suis ravis. Lorsque mon père m’intercepte en plein soleil dans la ville, il me rappelle que nudité ne rime pas avec ses vertus ou sérieux de la vie. Peut-être une vision folle qui se mêle à ses pensées…
…Lui vingt ans plus tôt, même contexte mais changement de décor: une grande ville pour des montagnes à perte de vue ; un troupeau de vache un bâton et son berger pour une circulation effrénée un agent et son sifflet…encore et toujours deux cultures…

Abelhamid JEMAI alias HAMIDAL-LEKTER

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