Le peuple qui manque / Scéance #3 mercredi 28/11

Hommage au centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir et au souffle de mai
«On ne naît pas femme, on le devient. » Simone de Beauvoir, Le Deuxième sexe, 1949

GENRES : NORMES ET TRANSGRESSIONS
CYCLE DE FILMS ET SEMINAIRE / SAISON 2007/2008
Maison Populaire de Montreuil et Cinéma Le Méliès

La Maison Populaire de Montreuil et le Cinéma Le Méliès invitent cette année le peuple qui manque qui proposera un panorama de films rares, documentaires, vidéos d’artistes, cinéma d’avant-garde, retraçant une brève histoire du cinéma des corps et des identités, depuis les années 70, des mouvements de libération des femmes et d’affirmation des minorités sexuelles jusqu’au cinéma queer contemporain.

Séance n°3:
Mercredi 28 Novembre – 20h
Luttes féministes Films de lutte
Quand elles se sont emparées de la caméra

Au Cinéma Le Méliès
Séance en présence de Josiane Joüet (sous réserve), Dominique Barbier et Hélène Fleckinger (historienne du cinéma féministe des années 70).

QUAND LES FEMMES ONT PRIS LA COLÈRE
de Soazig Chappedelaine (en collaboration avec René Vautier) (67‘, 1977)

«Luttes ouvrières. 1975 : usine Tréfimétaux, à Couëron, banlieue de Nantes. Une grève classique au départ, pour soutenir les revendications salariales. Lutte où les femmes “prirent la colère” en occupant le bureau du directeur qui refusait de les recevoir. Plainte, procès pour séquestration… Le blocage de la direction, plus la ténacité des salariés, donneront un an de lutte exceptionnelle et exemplaire, qui mobilisera la solidarité dans toute l’agglomération de Nantes – St Nazaire.»

Narrant la courageuse action de solidarité des femmes avec les grévistes de l’usine et l’émergence d’une prise de conscience collective, à la fois féministe et ouvrière, le film de Soazig Chappedelaine se fait aussi une chambre d’écho sensible aux aspirations des douze femmes inculpées, évoquant les motifs de l’amour dans leur confrontation avec le travail et la vie ouvrière et la quête d’une émancipation sexuelle dans son rapport avec la lutte des classes.


A NOTRE SANTÉ
De Dominique Barbier, Josiane Joüet et Louise Vandelac (30’, 1977)

«Connaître son corps avec d’autres femmes pour mieux l’habiter et le contrôler» : tel fut le thème central des Rencontres internationales des Centres de santé pour femmes, qui rassemblèrent à Rome en juin 1977, 300 femmes et notamment le collectif de Boston, auteur du manuel féministe pionnier «Our bodies, ourselves».
A notre santé retrace les pratiques d’ «autosanté» collectives, qui constituèrent un enjeu fondamental pour le mouvement féministe. Adoptant une attitude critique en regard de l’autorité médicale et de sa méthodologie souvent sexiste, nombre de luttes furent organisées autour de la réappropriation du corps et de la sexualité des femmes par elles-mêmes.
Textes: KQ&AI

www.lepeuplequimanque.org

Maison populaire
9 bis rue Dombasle
93100 Montreuil
M° Mairie de Montreuil.
Entrée Libre – Tél. 01 42 87 08 68

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