Expos tous styles confondus à Paris et Arles… à vous de choisir!

Picasso / Manet : Le Déjeuner sur l’herbe
du 9 octobre – 11 décembre 2008
Musée d’Orsay – 8€ / 9.50€

Invention et recyclage, citation et détournement sont indissociables du dernier Picasso. Parmi les peintres du XIXe siècle qui formaient son panthéon, Manet rayonne en compagnie d’Ingres, Delacroix, Courbet, Degas, Renoir, Cézanne et Gauguin. Parmi toutes les images qui excitèrent sa verve admirative et destructrice, Le déjeuner sur l’herbe eut peu de rivales.

L’exposition du musée d’Orsay, extension de Picasso et les maîtres anciens aux Galeries nationales du Grand Palais, rend possible l’une des rencontres les plus fécondes de l’histoire de la peinture.


Musée d’Orsay – www.musee-orsay.fr
1, rue de la Légion d’Honneur
75007 Paris – RER C Musée d’Orsay


Obey + Dface
du 11 au 25 octobre 2008
Galerie Magda Danysz

Apôtres de la désobéissance visuelle, Shepard Fairey (dit Obey) et D-face, sont aujourd hui parmi les artistes les plus talentueux et considérés du street-art.
Comme l’affirme D-face il s agit “d’encourager les gens a ne pas seulement voir, mais aussi à regarder ce qui les entoure, repenser les stéréotypes de notre culture, ne pas rester passif devant le regne de la consommation ostentatoire”. A Shepard Fairey d’ajouter qu’il est temps de “stimuler les gens a être plus curieux et à s’interroger sur leur environnement”. Une sorte de révolution par le visuel, qui détourne les langages propres a la propagande qu’elle soit politique ou publicitaire, est ainsi en marche.
Obey, de son véritable nom Shepard Fairey, est un artiste activiste connu désormais dans le monde entier. L’Institute of Contemporary Art de Boston affirme que c’est l’artiste urbain le plus influent à l’heure actuelle. D-Face est devenu quant a lui l’un des street artistes des plus connus au Royaume-Uni.

Galerie Magda Danysz – www.magda-gallery.com
78 rue Amelot
75011 Paris – 01 45 83 38 51


PHONURGIA-la chambre d’écoute
jusqu’au 31 décembre 2008
Arles


Ph. Diane Arquès, 2008

Depuis mars 2007, le département d’art sonore trouve ses marques et invente de nouveaux espaces d’écoute.
A l’occasion de l’exposition Christian Lacroix (prolongée jusqu’au 31 décembre 2008), le musée Réattu, musée des beaux-arts de la Ville d’Arles, France, a ouvert sa “Chambre d’écoute”.

Une Chambre à part… Logée au dernier étage du Musée, dans vibrant un face à face avec le Rhône, cette Chambre est un lieu pour flâner et pour rêver, loin de l’agitation vaine du dehors : aucun support visuel, le visiteur est invité à construire sa propre représentation à partir de ce qu’il entend. Là, dès le seuil franchi, des espaces nouveaux se mettent à exister, soutenus seulement par l’architecture des sons.

La programmation de l’année 2008 est centrée sur la notion de “paysage sonore” et réunit 7 artistes internationaux qui se sont penchés, avec une oreille imaginative, sur les qualités plastiques d’environnements sonores. Jouant des variations sonores d’espaces réels ou construisant un réel de toute pièce, chaque œuvre s’offre comme un tableau de sons que l’auditeur-spectateur est invité à traverser, faisant l’expérience d’une situation en trois dimensions.
La gamme d’ondes visitées est large… de la peinture d’un univers réel en constant mouvement (le port de Sydney saisi par Sherry Delys et Russel Stapleton), à celle d’un paysage fantastique tissé de sons réels (Cratère de Hanna Hartman), à la saisie de subtiles variations du bruit de fond de Berlin (Gilles Aubry, Berlin Backyards)

Artiste invité du mois d’octobre, Andréas Bick (Allemagne)
Windscape
– 33 min. (Deutschlandradio Kultur – Klangkunst, 2003)
Le vent est le maître de ce tableau. Conçue comme une grande spirale, l’oeuvre joue du contraste de sons très fins et de mouvements lourds et sourds. Les premiers sont minutieux, concentrés : ils incarnent le geste humain à l’abri. Les seconds, expriment la rage du vent déchaîné. Ici pas de rêve, mais un contraste brutal. On se bat. Une corde claque, une tôle tremble, le vent hulule. Protégé, l’homme travaille. Chaque monde a son rythme. Le temps est dessiné par cette opposition, par cette attente de l’un à l’autre, entre le monstre qui rugit furieux et la précision patiente qui lui répond.

Musée Réattu
10, rue du Grand Prieuré, Arles
+++ web : www.phonurgia.org

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