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  • Députés du peuple français,

    Cent fois cette enceinte sacrée a retenti des crimes des égoïstes et des fripons ; toujours vous nous avez promis de frapper les sangsues du peuple. La constitution européenne va être présenté à la sanction du souverain ; y avez-vous proscrit le plombier polonais ? Non. Avez-vous prononcé la peine de mort contre les accapareurs ? Non. Avez-vous déterminé en quoi consiste la liberté du commerce ? Non. Avez-vous défendu la vente de l’argent monnayé ? Non. Eh bien ! Nous vous déclarons que vous n’avez pas tout fait pour le bonheur du peuple

  • Qui est constamment surveillé et menacé de toutes les sanctions de l’État dit de droit, sinon le peuple ! Aujourd’hui où l’obsession de suivre le citoyen à la trace se corse par toutes formes d’inventions mises au service des autorités qui fichent chacun de nous dans leur base de données, l’on oublie en fait que ce n’est pas pour notre sécurité dont l’État fait l’alibi de cette surveillance, mais celle des privilégiés constituant l’establishment ploutocratique que toutes ces mesures opèrent
  • Ils sont quatre à s’être attelés à la tâche, se partageant les chapitres et les analyses. Quatre américains pris dans le cauchemar d’une nation devenue folle depuis qu’elle se sait menacée. Entre fantômes du 11 septembre et guerre en Irak, torture et bombardement, ils plongent brillamment dans les terribles impasses du néolibéralisme guerrier de Washington. Un livre dur qui appelle à réagir. Vite.
  • C’est l’histoire d’un pillage systématique, organisé. D’une rapacité occidentale hystérique qui durant cinq siècles asservit l’ensemble d’un continent, le spolie de ses richesses et le couvre de sang.
    Un certain Christophe Colomb débarque aux Bahamas en 1492, au service d’une couronne espagnole qui rêve d’or et de pierres précieuses. Premières conquêtes, premiers crimes. Très vite, d’autres explorateurs ne tardent pas à suivre, poussant bien plus au Sud, alléchés par les richesses démesurées des terres qu’ils vont s’empresser de conquérir. Dès l’or, les « veines » de l’Amérique Latine, ouvertes par ces premières conquêtes, ne cesseront plus de saigner. Le livre de Galeano décrit cette saignée, en dresse un tableau sans concessions.
  • L’ex-Préfet pasquaïen Jean-Charles Marchiani, reconnu coupable de recel d’abus de biens sociaux – pour avoir touché illégalement des commissions à hauteur de 10 millions de francs – et mis en examen pour avoir pris part à un trafic d’armes avec l’Angola, vient d’être gracié par le président Sarkozy après seulement six mois d’emprisonnement, à l’heure où Julien Coupat croupit encore en prison sans jugement, sous prétexte qu’il est simplement soupçonné [1] d’avoir saboté des caténaires SNCF [2]. Seulement voilà, ce sabotage présumé est élevé par l’Etat sarkozyste au rang d’acte terroriste, qualification qui justifie – elle ne sert qu’à cela – toutes les mesures préventives et tous les traitements d’exception… Alain Badiou et Eric Hazan reviennent, dans le court texte qui suit, sur ce mot de plus en plus important, dont le rôle est décisif dans la pensée et la rhétorique d’État de nos sociétés dites démocratiques : le mot terrorisme.

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