Lectures interessantes: nouveautés aux editions du croquant

Quelques nouveautés aux Editions du Croquant
Pour les contacter directement :
Alain Oriot : 06 42 38 66 00 – alain.oriot@wanadoo.fr
Presque tous les ouvrages sont aussi disponibles en pdf.
PM Collection :
Altérations

Parution : 01/04/2010
ISBN : 978-2-9149-6869-0
156pages
14 x 20,5
15.00 euros

La pensée-marchandise

Alfred Sohn-Rethel
Préface d’Anselm Jappe
Traduction de Gérard Briche et Luc Mercier

Ce ne sont pas seulement les contenus de la pensée, mais ses formes mêmes qui trouvent leur origine dans l’organisation sociale de la production matérielle. Les débuts de la logique dans le monde grec antique sont liés à l’apparition des premières pièces de monnaie. L’a priori dont parlait Kant était la forme-marchandise. Telles sont les théories novatrices que Sohn-Rethel a proposées dès les années 1930, à contre-courant de toute la tradition philosophique, mais aussi du marxisme traditionnel. Elles ont influencé profondément les débuts de l’« École de Francfort », mais au prix d’une longue marginalisation de ­l’auteur. Cette première traduction française de trois de ses essais comble non seulement une lacune majeure dans la connaissance de la pensée critique allemande à son âge d’or, mais elle offre également les jalons pour élaborer aujourd’hui une épistémologie basée sur la théorie de Marx, dans le cadre d’une critique radicale de l’abstraction sociale, du marché et de la marchandise qui nous gouvernent.
Alfred Sohn-Rethel (1899–1990), sociologue, économiste et historien allemand inspiré par Marx, a participé à l’élaboration de la « Théorie critique » d’Adorno (qui l’admirait), Benjamin et Horkheimer dans les années 1930. Ce n’est que dans les années 1970, après un long exil en Angleterre, que ses écrits furent publiés en Allemagne et qu’il put enseigner à l’université de Brême, suscitant des débats passionnés dans la gauche allemande.
Anselm Jappe est l’auteur des livres Guy Debord (Denoël 2001), Les aventures de la marchandise (Denoël, 2003) et L’avant-garde inacceptable (Lignes, 2004). Il enseigne l’esthétique à l’École d’art de Frosinone (Italie). Il participe aux revues Exit ! (Nuremberg, Allemagne) et Illusio (Caen).

IL6-7 Revue Illusio
Parution : 01/04/2010
ISBN : 978-2-9149-6872-0
540 pages
16 x 24
25.00 euros

Mafia et comportements mafieux

Illusio n°6/7

Ce numéro de la revue Illusio dont la thématique est « Mafias et comportements mafieux » se donne pour objectif de comprendre quelles sont les relations entre ce que l’on nomme généralement le crime organisé et le système capitaliste.
De ce fait, il nous semble essentiel, afin d’apporter un éclairage original, de mettre en perspective les pratiques mafieuses les plus traditionnelles avec les pratiques nouvelles et contemporaines liées aux fonctionnements politiques dans le monde capitaliste. En effet, le crime organisé se développe et traverse toutes les formes d’institutions. Il recherche la maximisation du profit et se dote pour cela d’une hiérarchie militaire doublée d’une dimension « identitaire ». Ces modes d’organisation s’organisent autour de violences multiples et variées, de silences, de dons, contre-dons et dettes, d’échanges croisés en dehors de toute légalité.
Aussi, ce travail ne se limite pas à l’étude des différentes criminalités trans- ou supranationales mais s’organise autour de comportements et de pratiques qui participent de la quotidienneté politique et économique ou de la société du spectacle sportif par exemple. Cette criminalité qui institue des dominations diverses et variées possède pour centre névralgique et lieu de désir le capital. C’est pour cela que le développement mafieux est contemporain du développement capitaliste.

HL Collection :
Champ social
Parution : 01/04/2010
ISBN : 978-2-91496866-9
540 pages
14 x 22
32.00 euros

Histoires de lecteurs

Gérard Mauger, Claude Poliak, Bernard Pudal

Publié il y a une dizaine d’années aux éditions Nathan, Histoires de Lecteurs était épuisé l’année même de sa parution. Devenu un ouvrage de référence pour l’ensemble des « professionnels de la lecture », sa réédition se justifie d’autant plus que les questions posées, les réponses proposées et la démarche de l’enquête qui les sous-tendait n’ont rien perdu de leur actualité.
Pour tenter de rendre raison sociologiquement des pratiques de lecture, nous nous sommes efforcés de mettre en rapport la « bibliothèque », « l’itinéraire de lecteur » et la « trajectoire biographique » de chacun(e) des enquêté(e)s. Si les « histoires de lecteurs » rassemblées dans ce livre ne décrivent évidemment pas l’ensemble des cas de figures possibles, nous nous sommes néanmoins efforcés de dégager quelques principes d’intelligibilité : en mettant en évidence, outre la relation établie entre capital scolaire et intensité des pratiques de lecture, les incidences de l’appartenance de génération (dans le cas de la « génération de mai 1968 »), celles du genre et celles de la position occupée dans la division du travail (en reprenant la distinction utilisée par Halbwachs entre « monde des choses humaines » et « monde des choses matérielles »).
Dans cette enquête ethnographique (pour partie inspirée des historiens), il s’agissait aussi de comprendre « ce que lire veut dire ». Ainsi a-t-on mis en évidence quatre usages sociaux de la lecture distincts (qui ne correspondent pas nécessairement à des profils de lecteurs) : lectures de divertissement, lectures didactiques, lectures de salut et lectures esthètes.
En restituant ces histoires de lecteurs et en tentant d’en rendre raison, il s’agissait aussi de susciter des identifications ou, à l’inverse, des démarcations, sinon des oppositions, et de convier ainsi chaque lecteur – « grand » ou « petit » – à la réflexion sur son propre « itinéraire de lecteur » et ses « usages de la lecture ».

Gérard Mauger et Claude Poliak, sociologues, sont chercheurs au CNRS.
Bernard Pudal est professeur de science politique à Paris X-Nanterre.

Parution : 10/03/2010
ISBN : 978-2-91496871-3
144 pages
17 x 23
15.00 euros

Savoir/agir n°11

Régions, térritoires locaux et proximité

Suppression de la taxe professionnelle, inversion des processus de décentralisation par durcissement de la contrainte budgétaire, remplacement des conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux moins nombreux mais mieux pensants, redécoupage des territoires et des compétences, fronde des notables sénatoriaux… À l’occasion des élections régionales de mars 2010, il nous a paru opportun de traiter de la question des territoires locaux.
Classiquement opposé au « national », le « local », de par les propriétés qui lui sont parfois très généreusement associées (diversité, dynamisme, inventivité, proximité, gestion sinon apolitique au moins non partisane, traitement sur le terrain des urgences sociales, laboratoire d’expérimentations et de démocratie participative…), est souvent paré de toutes les vertus et certains de ses représentants censés incarner au quotidien d’autres manières de faire de la politique. Si l’on admet avec Jacques Lagroye, « que les “notions” de local et de national sont des catégories forgées par les acteurs à d’autres fins que scientifiques, et que le chercheur ne peut donc s’approprier qu’avec une infinie prudence », le caractère proprement mythologique de cette opposition binaire durcie peut être vérifié à l’approche des élections régionales sur toute une série de questions.
En quoi les scrutins régionaux (derniers venus dans la liste des « nominations électives au suffrage universel ») sont-ils singuliers ? Les mécanismes de structuration de l’offre (délimitation des éligibles et constitution des listes) sont-ils spécifiques ? Les conseillers régionaux qui en sont issus sont-ils socialement plus représentatifs de leurs électeurs que les titulaires d’autres mandats ? Au terme de trois décennies, comment évaluer le degré réel d’autonomie et de particularisme dont bénéficieraient les collectivités locales ? Quels effets a eu la montée en puissance de l’intercommunalité sur le jeu politique local ? Pour des raisons budgétaires, ­n’assiste-t-on pas dans certains domaines (la santé, par exemple) à une dynamique de « verticalisation » qui restreint toujours plus les marges de manœuvre des collectivités territoriales aux prises avec des services déconcentrés de l’État fusionnés donc toujours plus puissants ?


lv Collection :
TERRA
Parution : 12/02/2010
ISBN : 978-2-91496868-3
256 pages
14 x 20,5
20.00 euros

Les vulnérables

La démocratie contre les pauvres

Hélène Thomas

Depuis le début des années 1980, les démocraties et les organisations internationales ont modifié leur approche des populations défavorisées, revenant sur plus de deux siècles de développement et de mise en œuvre des idées progressistes de promotion sociale et d’accès à la citoyenneté. La notion de vulnérabilité est la pierre angulaire de ce changement. Désormais la guerre est déclarée non plus à la pauvreté mais aux pauvres, enrôlés dans ce combat contre eux-mêmes. Ils font l’objet de la vigilance des savants, de la sollicitude des experts et d’une surveillance continue des acteurs publics et ne sont plus traités comme des citoyens malheureux ou mal intégrés mais comme des incapables.
Cet ouvrage revient d’abord sur les fondements de cette révolution conceptuelle. Une archéologie des termes permet de comprendre comment ils se sont généralisés dans les discours publics depuis la fin du dernier millénaire. Puis il étudie les instruments de ce nouveau gouvernement des pauvres qui les coupe de l’exercice de leurs droits humains et de leurs libertés fondamentales. Comment ce remplacement de l’_égalité_ par l’_équité_, de la liberté par la dignité, de la fraternité par la responsabilité s’est-il opéré ? Sur quels principes juridiques fondamentaux et politiques contradictoires, néanmoins conciliés dans une nouvelle théorie sociale, s’appuie-t-il ? Enfin le livre met en lumière les effets de ces dispositifs d’urgence permanente sur l’existence des vulnérables assignés au rôle de victimes. Leur traitement qui combine protection rapprochée et contrôle à distance repose sur l’individualisation et la psychologisation de leur condition et en fait tantôt des martyrs médiatisés tantôt des cibles discrètes d’interventions bienfaisantes condamnées à la désubjectivation et au silence.
Hélène Thomas est professeur de science politique à Sciences Po Aix. Sociologue et psychanalyste, elle a déjà publié deux ouvrages de référence sur ce sujet : La production des exclus, Paris, PUF, 1997 (primé par l’Académie des sciences morales et politiques) et Vieillesse dépendante et désinsertion politique, Paris, L’Harmattan, 1996.

sa10 Parution : 09/12/2009
ISBN : 978-2-91496867-6
152 pages
17 x 23
15.00 euros

Savoir/agir n°10

Figures patronales

Le « patronat » n’est souvent connu qu’à travers quelques noms et quelques sigles. Ce qui masque les réalités contrastées d’un groupe social très hétérogène. Quoi de commun entre le patron autodidacte d’une PME, le PDG d’une multinationale sorti d’une grande école, l’agriculteur d’une petite exploitation, ou encore le directeur militant d’un établissement médicosocial ? Ni leurs formations ni leurs revenus ne sont comparables. Leurs carrières professionnelles sont disparates. Pourtant, ils sont des « employeurs » pour le code du travail. Ils se définissent comme « patrons » et s’identifient à l’entreprise et à « l’esprit d’entreprise » qui l’accompagne, même si tous n’en ont pas la même conception.
Ce numéro de Savoir/Agir se propose de revenir en détail sur les figures multiformes des patrons. Premier pas vers une actualisation de la critique politique ou militante, les contributions de ce dossier entendent faciliter la connaissance de ce monde patronal et des organisations à travers lesquelles se structure une représentation des intérêts financiers, industriels mais aussi des employeurs agricoles ou des entrepreneurs artisans. Elles montrent non seulement comment sont produits des collectifs et des positions politiques homogènes et cohérentes, mais aussi de quelle manière ces productions acquièrent une force sociale et politique.

mts Collection :
TERRA
Parution : 21/11/2009
ISBN : 978-2-91496865-2
324 pages
14 x 20,5
22.00 euros

Migrations transsahariennes

Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger)

Julien Brachet

Depuis le début des années 2000, les flux migratoires qui traversent le Sahara central focalisent l’attention des médias et des pouvoirs publics, tant en Afrique qu’en Europe. En dépit des obstacles qui entravent la circulation dans cette région, reflets des dysfonctionnements de l’État nigérien et du durcissement des politiques migratoires des États maghrébins, des migrants originaires de toute une partie du continent se rendent via le Niger en Afrique du Nord, d’où la plupart reviennent après quelques mois ou quelques années. Ces migrations entre les deux rives du Sahara constituent le principal facteur de dynamisme et de transformation de la région d’Agadez, dans le nord du Niger, et tendent plus largement à redéfinir une nouvelle géographie saharienne en mettant en contact des lieux et des acteurs de façon inédite. En analysant ces mouvements migratoires tant du point de vue de leur organisation propre, des logiques et des structures qui les sous-tendent, que de leurs incidences sur les sociétés et les espaces traversés, le présent ouvrage déconstruit nombre des discours médiatiques et politiques qui entretiennent la peur d’un péril migratoire illusoire, en montrant que la grande majorité des migrants qui traversent aujourd’hui le Sahara ne sont pas des individus fuyants des situations de misère extrême ou de conflit, et n’ont pas pour objectif de se rendre en Europe. Dans un contexte global de crispation identitaire et de durcissement des politiques migratoires, l’analyse des effets et des enjeux du contrôle croissant de ces circulations dans les espaces de transit soulève en définitive la question du droit à la mobilité, tant au niveau local qu’à l’échelle internationale.
Julien Brachet est chercheur à l’Institut de recherche pour le développement, membre de l’UMR 201 Développement & Sociétés (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – IRD). Il travaille depuis plusieurs années sur les mouvements migratoires, les trafics marchands et les réseaux de transport au Sahara central. Ses recherches portent actuellement sur les recompositions des espaces sahélo-sahariens et les stratégies d’adaptation des populations à un contexte de durcissement généralisé des politiques de contrôle et de gestion des circulations internationales.

cca Collection :
Dynamiques socio-économiques

Parution : 13/10/2009
ISBN : 948-2-9149-6862-1
272 pages
14 x 20,5
20.00 euros

La crise du capitalisme américain

Paul Jorion

La crise du capitalisme américain parut en février 2007, soit six mois avant que la crise n’éclate véritablement. L’ouvrage avait été écrit d’octobre 2004 à février 2005. En novembre 2005, Paul Jorion, qui travaillait depuis 1998 dans le secteur du crédit à la consommation aux États-Unis, serait recruté par Countrywide, le principal établissement de crédit immobilier américain, bientôt au cœur de la tourmente et dont il resterait cadre jusqu’en octobre 2007.
Le capitalisme américain apparaissant à l’époque triomphant, le manuscrit chercha vainement un éditeur pendant plus d’un an. Quand la décision de le publier fut prise, l’éditeur, sceptique, en modifia le titre qui devint Vers la crise du capitalisme américain ? Le livre a repris son titre original dans la présente réédition.
La « crise des subprimes » éclata en août 2007. Le crédit s’était soudain tari sur les marchés interbancaires quand les prêts immobiliers américains, plusieurs milliers d’entre eux étant reconditionnés à la fois sous forme d’obligations (la « titrisation »), cessèrent de trouver acheteurs. La raison en était simple : ils essuyaient désormais de lourdes pertes, de trop nombreux emprunteurs appartenant au fameux secteur à risque des « subprimes » se révélant incapables de faire face à leurs engagements.
Limitée au départ aux États-Unis, la crise devait bientôt déferler sur le monde. Le portrait dépeint ici est celui d’une Amérique aux consommateurs surendettés s’engouffrant avec l’aide d’organismes de prêt complaisants et de banques d’investissement rapaces, dans une gigantesque bulle immobilière.
Si les États-Unis étaient bien les principaux responsables du drame, ils n’étaient cependant pas seuls car la Chine avait financé la bulle par ses achats massifs de bons du Trésor et de titres immobiliers américains, poussant les taux d’intérêt à la baisse et encourageant de fait le consommateur américain à acheter les produits made in China en quantités colossales.
Lorsque la bulle creva, le capitalisme américain, entraînant le monde à sa suite, plongea dans une crise historique qui risque désormais de lui être fatale.
Depuis le début de la crise, Paul Jorion, anthropologue et sociologue, tient la chronique des événements dont il avait prévu la venue. Il a ainsi publié chez Fayard L’implosion. La finance contre l’économie, ce que révèle et annonce la crise des subprimes, (2008), La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire, (2008) ainsi que, tout dernièrement, L’argent, mode d’emploi, (2009).

de Collection :
Ecologica

Parution : 29/09/2009
ISBN : 978-2-91496864-5
240 pages
18.50 euros

La décroissance économique

Pour la soutenabilité écologique et l’équité sociale

Sous la direction de Baptiste Mylondo
Alain Arnaud, Michel Barillon, Andreas Exner, Fabrice Flipo, Pascal van Griethuysen, Frédéric Heran, Roefie Hueting, Christian Kerschner, Konstantin Kulterer, Christian Lauk, Matthieu Lietaert, Claude Llena, Jacques Luzi, Astrid Matthey, Gregor Meerganz von Medeazza, Vincent Moreau, Baptiste Mylondo, Romano Onofrio, Bruno Scaltriti, Thomas Schauer, François Schneider, Ernst Schriefl, Tommaso Venturini

Les concepts de « croissance verte » et de « développement durable » ne sont pas à la hauteur des enjeux écologiques et sociaux actuels. Après des années d’améliorations de l’éco-efficacité, le supposé « découplage » entre la dégradation de la situation écologique et sociale d’un côté et la croissance économique de l’autre montre clairement ses limites. Aujourd’hui, c’est l’idée d’une décroissance soutenable, équitable et conviviale qui tend à se développer. Une multitude de mouvements en France, en Italie et ailleurs interpelle la communauté scientifique.
C’est un nouveau champ de recherche transdisciplinaire qui s’ouvre, mêlant les approches techniques, écologiques, économiques, sociologiques, anthropologiques et institutionnelles. Un champ dans lequel la question des indicateurs de richesse croise celle de la perception psychologique du bien-être, où l’amélioration des techniques et procédés de production est confrontée à la récurrence d’un « effet rebond ».
Pour formuler toutes ces problématiques et commencer à y répondre, l’association Recherche & Décroissance a organisé la première conférence internationale sur la décroissance. Ouverte sur les bases d’une coopération scientifique internationale, cette rencontre a rassemblé 140 chercheurs et membres de la société civile provenant d’une trentaine de pays du Nord comme du Sud. Les contributions qui en ressortent traduisent la richesse des échanges. Cet ouvrage entend en restituer une partie et en appelle beaucoup d’autres.

urc Parution : 25/09/2009
ISBN : 978-2-9149-6861-4
368 pages
14 x 22
22.00 euros

L’université et la recherche en colère

Un mouvement social inédit

Sous la direction de Claire-Akiko Brisset
Henri Audier, Geneviève Azam, Déborah Blocker, Julia Bodin, Claire-Akiko Brisset, Isabelle Bruno, Didier Chatenay, Hélène Cherrucresco, Christian de Montlibert, Georges Debrégeas, Antoine Destemberg, Olivier Ertzscheid, Marcel Gauchet, Pierre Jourde, Christophe Mileschi, Daniel Mortier, Frédéric Neyrat, Sylvain Piron, Michel Saint-Jean, SLU (Sauvons l’Université !), Philippe Selosse, Charles Soulié, Isabelle This Saint-Jean, Alain Trautmann, Ian Vickridge

« Depuis combien de temps n’avons-nous pas un débat sur quelle était la politique scientifique de la France ? C’est quand même un sujet ! » Ainsi que l’a lui-même réclamé le 22 janvier 2009 Nicolas Sarkozy dans son discours « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation », le débat a eu lieu. En partie suscité par ce même discours au style inimitable, il s’est tenu dans les universités, dans les laboratoires de recherche et dans la rue. Il a été conduit par des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, par des étudiants et par des concitoyens durant des mois. Parallèlement à d’autres mouvements sociaux inédits comme la lutte contre la réforme de l’hôpital public, ses acteurs ont eu le sentiment de mener seuls ce débat. Ils se sont heurtés à un gouvernement non seulement sourd à toutes les formes de protestation, mais avant tout soucieux de priver de toute crédibilité ce mouvement de grève et de contestation unique, dans l’histoire de l’université française, par son ampleur et sa longueur. Certes, les « réformes » mises en œuvre progressivement ne datent pas d’hier, mais ce gouvernement a plus à cœur que d’autres d’accélérer le processus de marchandisation du service public, n’hésitant pas au besoin à user de mensonges flagrants, complaisamment relayés par les médias. Le but de ce livre est de rétablir quelques vérités et de permettre à des acteurs du mouvement de s’exprimer : qu’est-ce que l’université et plus généralement le monde de la recherche aujourd’hui ? Quelles sont ces « réformes » qu’on veut leur imposer et pourquoi s’y opposent-ils avec tant d’énergie ?
Claire-Akiko Brisset est maître de conférences à l’université Paris Diderot-Paris 7. Spécialiste de l’histoire de la culture visuelle japonaise classique et moderne et d’histoire de la littérature japonaise classique, elle a récemment publié À la croisée du texte et de l’image : paysages cryptiques et poèmes cachés (ashide) dans le Japon classique et médiéval, Paris, Collège de France, 2009.

sce Collection :
Altérations

Parution : 03/09/2009
ISBN : 978-2-9149-6853-9
240 pages
14 x 20,5
22.00 euros

Sport et capitalisme de l’esprit

Sociologie politique de l’institution sportive

Nicolas Oblin

Cet ouvrage s’inscrit dans une démarche de compréhension et de dénonciation de la réification de l’existence à travers le prisme de l’analyseur sportif et des grandes catégories qui le caractérisent. La violence fondamentale de la socialisation sportive, l’esthétisation des rapports de domination, la dimension abstraite de la « valeur performance », l’événementialité sportive (à travers la volonté des États d’organiser les Jeux olympiques) et la collusion de l’idéologie postmoderniste du management avec celle du sport constituent les grandes lignes de ce travail. Plus généralement, c’est bien du désir – régressif – d’accumulation de domination, cette dimension de prédation qui surdétermine tant l’institution sportive que l’économie capitaliste qu’il est question ici, avec en filigrane et en conclusion ce questionnement relatif au potentiel anti-démocratique, fasciste, dont l’institution sportive et la fascination qu’elle exerce sur le public sont un vecteur « autorisé » important.
Ce travail est la synthèse de recherches menées par l’auteur, depuis quatre ans, dans le domaine des sciences humaines, sociales et politiques, en collaboration avec le collectif Illusio. Le cadre théorique mobilisé ici est largement pluridisciplinaire et multiréférentiel. Théorie critique, critique de la valeur, phénoménologie, ethnopsychanalyse, analyse institutionnelle et, bien entendu, théorie critique du sport sont autant de courants qui participent de l’élaboration théorique de l’ouvrage et dont la complémentarité permet d’enrichir la compréhension du processus de sportivisation.
Nicolas Oblin est docteur en sociologie et directeur de rédaction de la revue Illusio. Il s’intéresse à l’étude de la corporéité et au phénomène sportif en général. Ses réflexions, plus généralement orientées sur la question de la réification et des rapports de domination, portent également sur les conditions de production de la connaissance

One Comment on “Lectures interessantes: nouveautés aux editions du croquant”


By Jed Madron. June 16th, 2010 at 5:20 pm

Super article, j’adore votre blog. Vive la coupe du monde

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