Christian.C s’expose à la galerie Artligre (75012 Paris)

artLIGRE présente du 24 Mai au 5 Juin Christian.C “prix DELMAS”, une série de 16 dessins réalisés entre 1996 et 1998.

Christian.C ou l’extrême complexité de la simplification.

Présenter le travail de Christian.C chez artLIGRE est en soit une gageure, puisque nous revendiquons le droit à l’incohérence, au métissage, à la superposition, à l’accumulation, alors que le cheminement de cet artiste va à l’inverse, du multiple à l’unique, du complexe à l’essence, jusqu’à l’abandon même d’un patronyme pour une simple initiale.

Ne croyez pas qu’il s’agit là d’une posture, démarche décalée d’un orgueil de marketing. Chez Christian.C, l’anonymat est un but, un état de naissance, délié des attaches artificielles qui brouillent et empêchent l’osmose.

N’être plus qu’un « Quidam », c’est faire partie des gens vrais.

Le dénuement oblige à ne pas tricher.

Bien sûr tout ceci est très contradictoire et il est difficile de déceler l’identité dans l’identique.

Cette marche vers l’épure est constante dans les travaux de Christian.C, venu au dessin et à la peinture par la gravure moderne, et l’on comprend alors sa grande admiration pour Giacometti et pour son ami Cayol. Les supports et les espaces sont aussi importants que l’image.

Il y eut d’abord des portées rectilignes où se posent, comme des notes, des représentations de têtes suggérées et répétitives, simplifiées à l’extrême mais distinctes les unes des autres.

La musique peu à peu devient monocorde et le silence intermédiaire un lieu vide porteur de vibration.

Au fur et à mesure que tout se distend, les lignes flottent et l’espace apparaît. De simplification en simplification, on approche du cellulaire. De longs filaments relient encore des ovoïdes, le silence s’installe mais la vie est là, le mouvement, l’interaction.

Y aura-t-il une étape ultime, asexuée, illimitée… ? Sans doute puisque Christian.C revient actuellement au noir et blanc de ses débuts en gravure mais pour de très grands formats uniques.

L’épuisement sera-t’il un aboutissement ? On peut heureusement en douter car, chez Christian.C, la singularité se nourrit de la banalité, la cohérence est une ascèse secouée par les transes cyclothymiques de la conscience et de l’individualité indivisible.

Bruno Siméon

artLIGRE 8 rue de Prague 75012 Paris
MARDI A SAMEDI DE 12H A 19H
Tél : 01 83 87 80 05

Parking : Faubourg Saint-Antoine – Métro : Ligne 8 Ledru-Rollin – Ligne 14 Gare de Lyon – Ligne 1 ou 5 Bastille
RER : A Gare de Lyon D Gare de Lyon

www.artligre.com contact@artligre.com

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